Le portage à travers le monde : un geste que l'humanité se transmet depuis toujours
Le portage à travers le monde : un geste que l'humanité se transmet depuis toujours
Avant les poussettes, avant les sièges auto, avant même l'écriture, il y avait déjà des parents qui portaient leurs enfants contre eux pour continuer à avancer. Le portage n'est pas une mode. C'est probablement l'un des plus vieux gestes de l'humanité, et il en dit long sur ce que veut dire, partout, être parent.
Un geste universel, mille façons de le faire
Ce qui frappe, quand on regarde la carte du monde, c'est que presque toutes les cultures ont inventé leur manière de porter. Les formes changent, l'intention reste la même : garder l'enfant tout près, et avoir les mains libres pour vivre.
En Asie, on connaît le mei tai, ce carré de tissu prolongé de longues bandes que l'on noue autour du corps, transmis de génération en génération. Au Japon, l'onbuhimo a accompagné des siècles de vie quotidienne. En Afrique de l'Ouest, on porte traditionnellement l'enfant sur le dos, maintenu par un simple pagne noué avec une précision héritée des mères et des grands-mères. Chez les peuples des Andes, la manta colorée sert tour à tour de couverture, de sac et de porte-bébé.
Aucune de ces traditions n'a copié l'autre. Elles ont chacune répondu, à leur manière, à un même besoin très simple.
Porter, c'était d'abord continuer à vivre
Il faut se rappeler pourquoi tant de peuples ont porté. Il fallait marcher, travailler la terre, aller chercher l'eau, se déplacer d'un village à l'autre. Impossible de tout arrêter parce qu'on avait un nourrisson. Alors on le prenait avec soi, contre soi, et la journée continuait.
Le portage est né de cette évidence : la vie ne s'arrête pas à l'arrivée d'un enfant, elle se réorganise autour de lui. Et le tissu noué autour du corps a été, pendant des millénaires, la solution la plus simple et la plus élégante que l'humanité ait trouvée.
Ce que ces traditions nous racontent encore
Aujourd'hui, nos vies ressemblent peu à celles de ces parents d'autrefois. Nous avons des poussettes, des voitures, des ascenseurs. Et pourtant, quand un parent choisit d'installer son enfant contre lui pour une balade, il rejoint sans le savoir cette immense lignée de gestes transmis depuis la nuit des temps.
Il y a quelque chose de touchant à se dire qu'un jeune père, sur un trottoir parisien un dimanche matin, fait au fond le même geste qu'une mère d'un autre continent il y a mille ans. Les tissus ont changé, les fermoirs sont apparus, mais l'élan est resté intact.
Un héritage que l'on prolonge
Chez Parenthèse Bébé, cette idée nous accompagne. Nous ne prétendons pas avoir inventé le portage : nous le prolongeons, avec les moyens d'aujourd'hui, en gardant à l'esprit ce qu'il a toujours été. Un moyen tout simple de vivre sa journée avec son enfant tout près.
Porter, ce n'est pas suivre une tendance. C'est renouer avec un geste immense, plus vieux que toutes nos villes, et le faire à sa manière, dans son époque, avec son enfant à soi.